MILLIONNAIRE GRACE A LA BANANE PLANTAIN!!!!!

Publié le 12 December 2025

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Le bananier plantain
Le bananier plantain se cultive partout au Cameroun, toutefois les régions de prédilection pour cette culture sont : le Sud-Ouest, le Centre, le Sud, le Littoral et l’Est. C’est une plante des zones de basse altitude qui aime les climats chauds et humides. En fonction des variétés, des sols et des conditions de cultures, le rendement peut être de 35 à 45 tonnes à l’hectare.
Itinéraire technique de production
ÉTAPE 1. ACQUISITION DU TERRAIN
La première chose à considérer dans le démarrage d'une plantation de plantain est la recherche du bon climat. Le plantain ne peut pas prospérer dans un environnement trop chaud ou trop froid. Le sol / terre proposé pour votre ferme de plantain doit être un terrain de puits qui est riche et naturellement fertilisé, mais si cela n'est pas disponible, vous pouvez créer du compost et ajouter du fumier de poulet à votre terre existante.
ÉTAPE 2. NETTOYAGE DU TERRAIN
La prochaine chose après l'achat des terres est le déboisement.
Le nettoyage est le processus consistant à enlever les arbres, les souches, les pierres et d'autres obstacles pour augmenter la taille d'une ferme existante ou pour fournir une terre pour une nouvelle exploitation agricole.
Les grandes opérations sont généralement le défrichage, l’abattage total ou partiel des arbres, le tronçonnage des arbres, l’andainage des arbres ou le brûlis.
Vous pouvez effectuer un nettoyage manuel ou mécanisé en fonction de la taille de la plantation.
ÉTAPE 3 PRÉPARATION DU TERRAIN
Lors de l'établissement d'une nouvelle ferme de plantain, certaines actions doivent être mises en œuvre pour assurer le succès à long terme de la plantation. L'une de ces actions implique la préparation initiale du terrain qui devrait être effectuée avant la transplantation des plantes.
Le but de la préparation du terrain est de fournir les conditions nécessaires du sol qui amélioreront l'établissement réussi des jeunes plants.
Le terrain se prépare avant l’arrivée des pluies. La densité des plants à prévoir dépend du site choisi et des moyens disponibles. Les grandes opérations sont généralement le piquetage et la trouaison. Le bananier plantain peut se cultiver en culture pure (monoculture), ou en association avec plusieurs autres cultures (cacaoyer, macabo, etc.).
le piquetage et la densité des plants: Le piquetage consiste à matérialiser les endroits où les trouaisons seront faites avec des piquets d’environ 2 mètres de haut. Le choix de la densité se fait en fonction de la variété, de l’espace disponible, de la richesse du sol, du système de culture choisi, du mode de conduite et des objectifs à atteindre. Les densités suivantes sont les plus utilisées :
- 1666 plants par hectare. Cette densité est recommandée pour les variétés qui ont un port moyen comme les French moyens, le Bâtard.
- 2000 plants à l’hectare : elle est plus indiquée pour les variétés qui ont un port moyen ou petit comme les French nains.
En culture associée, un écartement de 3m x 2 m (3 entre les lignes de bananier et 2 m entre les plants de bananier) pour les espèces associés tolérant l’ombrage comme le macabo est recommandé.
La Trouaison : Elle doit être faite peu de temps avant la mise en terre des rejets. Il ne faut pas mélanger la terre de surface noire plus riche avec la terre de fond pauvre. Seule la terre de surface sera récupérée pour remplir le trou au moment de la plantation. Les dimensions de 40cm x 40cm x 40 cm sont recommandées.
ÉTAPE 4 : OBTENTION DES PLANTS
vous pouvez acheter des plants auprès d’autres producteurs ou réaliser votre propre pépinière (PIF)
- Choix et préparation des rejets
Faire le tri des rejets avant plantation afin d’avoir sur une même parcelle des rejets ou des souches de même taille, de même grosseur et de même poids. Ceci permettra d’avoir une plantation homogène qui facilitera l’entretien et les travaux de récolte. Si on utilise plusieurs catégories de matériel végétal, on prendra soin de les mettre sur des parcelles différentes et non pas en mélange. Choisir de préférence un rejet entre 50 cm et 120 cm. Les rejets plus petits repartiraient moins bien et seraient plus long à produire.

Enlever la base des gaines des feuilles externes du faux tronc. Eliminer le plus possible d’œufs, de larves et d’adultes de parasite animaux s’il y en a. Faire le pralinage en trempant la base du rejet dans une bouillie constituée d’eau, d’argile et de nématicides ( Furaplant 10G, MOCAP ). Eliminer les rejets douteux

ÉTAPE 5 : MISE EN PLACE DES REJETS
Pendant l’opération de plantation, s’assurer que le fond du trou ne soit pas engorgé d’eau. Si possible, mélanger la terre noire avec du compost. La terre noire sera d’abord introduite au fond du trou sur une hauteur de 15 à 20 cm.
En ce qui concerne les rejets classiques, ils doivent être introduits au fond du trou en orientant leurs cicatrices dans la même direction pour faciliter l’entretien et le tuteurage. Placer et maintenir le rejet vertical au centre du trou et remplir le trou avec le reste de la terre de surface en prenant soin de laisser un espace de 10 à 15 cm entre le collet (limite supérieure de la partie enflée de la tige) et la surface du trou. Remplacer les pieds morts, un mois après la mise en terre.

Pour les rejets PIF, leur mise en terre est plus délicate. Remettre dans le trou une partie de la terre de surface, fendre le sachet plastique sur le côté et le retirer en évitant de couper les racines. Placer au centre du trou la motte de terre et remplir avec la terre de surface en évitant d’enterrer le bulbe du matériel végétal à plus de trois centimètres. Le plant est mis en terre de telle sorte que le collet soit visible. Tasser légèrement la terre autour du plant et éviter d’enterrer très profondément le plant.
- La date de mise en place : la date idéale de mise en place se situe de Mars- Avril à l’arrivée des pluies. Placer la terre de surface au fond du trou. Enterrer le rejet baïonnette de bananier jusqu’à 8-10 cm au-dessus du collet (ne jamais dépasser 10 cm). Le collet étant la limite entre le bulbe et le pseudo tronc. Tasser le sol autour du plant en évitant la compaction qui pourrait entraîner l’étouffement des racines.
Le paillis est utile pour prévenir la repousse des mauvaises herbes
L'irrigation devrait être appliquée périodiquement pour mouiller complètement le sol. Évitez l'eau stagnante, car les plantains ne tolèrent pas des conditions trop humides

ÉTAPE 6 : APPLICATION D'ENGRAIS ORGANIQUE ET IN-ORGANIQUE.
C'est la prochaine étape après la plantation
La fertilisation
Tout apport de résidus de culture et de désherbage est vivement conseillé. Le bananier plantain réagit bien à la fumure organique et à la fumure chimique. La fertilisation est nécessaire pour augmenter les rendements et éviter l’épuisement des réserves du sol. Comme fertilisants organiques, on a le compost, le fumier, les parches de café, etc. Ces éléments, outre l’apport de matière organique, contribuent à la préservation de l’humidité du sol.
Apporter la matière organique en début de plantation (1 à 2 mois après plantation) en dose unique par cycle de culture. L’apport de fumier animal doit se faire en période de pluies.

ETAPE 7 : LES OPERATIONS D’ENTRETIEN
Désherber régulièrement la bananeraie pendant les six premiers mois de plantation en utilisant la machette ou un herbicide.

-Le tuteurage consiste à soutenir le bananier à l’aide des piquets comportant une fourche dès l’apparition des régimes.
-Le toilettage consiste à supprimer les vieilles feuilles sèches qui pendent le long du faux-tronc. Ne pas couper les feuilles vertes sur le bananier, car elles sont indispensables pour la maturité des régimes.
-Le paillage consiste à mettre des feuilles mortes autour du pied de bananiers (sur environ 30 cm). Cette opération permet de maintenir l’humidité du sol.
-L’œilletonnage consiste à détruire tous les rejets qui poussent autour du pied mère pour éviter toute compétition en début de croissance. Après la floraison, conserver le rejet le plus vigoureux et le mieux placé sur la ligne de plantation. Détruire tous les autres rejets par coupe ou arrachage de façon régulière. Les rejets supprimés peuvent servir de matériel de replantation.
- Bon à savoir : Les bananiers doivent être tuteuré afin d’éviter les pertes économiques causées par les grands vents.
ETAPE 8 : RECOLTE, CONSERVATION, STOCKAGE
La principale technique de récolte est de sectionner le faux-tronc à environ ¾ de sa hauteur pour que le faux-tronc se plie sans que le régime ne touche le sol, puis couper le régime qui est à portée de main. La récolte à maturité se fait lorsque le régime présente un doigt mûr, soit environ 90 jours après la floraison.

Pour protéger les régimes des chocs mécaniques lors du transport, il faut :
- Déposer les régimes dans des plateaux tapissés de mousse.
- Eviter d’entasser les régimes et protéger les fruits.

ETAPE 9 : COMMERCIALISATION
Au bout des 3 cycles de culture, la marge bénéficiaire avoisine 2 000 000 F cfa, sans compter la disponibilité des rejets qu’on peut vendre ou utiliser pour créer un autre champ.

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